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Le "Paris-Dakar" Maréchal : aller vivre au Sénégal ; KAOLACK & SÉBIKHOTANE, puis revenir en France !

Archive pour novembre 2005

9e jour : vers les oueds

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lundi 21 novembre 2005 Posté à 22 h 20 min

L’appel de Jilouk ce soir nous apprend que l’expédition est aux alentours de la ville de Laâyoune ; après être partie de Tiznit, la caravane a emprunté une route très correcte, entre les dunes et les falaises, les oueds et l’Océan déchaîné, une dizaine de contrôles de gendarmerie, et deux auto-stoppeurs en exercice.
Les habitations sont à présent basses et cubiques et la caravane s’ensable davantage, mais j’apprends que les voyageurs dorment confortablement dans le camion.
Le compteur partiel indique 3700 Km, le carburant est à 60 centimes, et une nouvelle demi-journée est gagnée sur le road book !
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;-). Les nouvelles complètes, depuis Dakar ! ! !
On passe Tiznit endormie, le jour nous montre la montagne, Tizi Mighert, puis Tetla Akhsass, des paysages superbes, grandioses ! ! ! On en bave de plaisir.
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Le Tizi Mighert !
La terre rouge, les rochers, les arganiers, les murs en pierre, tout est beau. On fait plusieurs haltes photos. A Guelmim, le plein de gazoil plus un jerrican, plus 10 l d’eau. Après, c’est de + en + le désert, le djebel caillouteux avec, de çà de là, des cultures rases. On voit passer… une buse, un rat, des alouettes. Les maisons ne sont plus que des cubes bas, couleur de terre, parfois roses. Dans toutes les villes la construction bat son plein ! C’est impressionnant. 60 km avant Tan Tan on a les premières petites dunes de sable au bord de la route, vraiment toutes petites… Après Noftia, un petit col et un contrôle très aimable de la Gendarmerie… premier point de vue sur l’Océan Atlantique que nous suivions de loin jusqu’à présent.
Troupeaux de moutons et de toutes petites chèvres noires, et puis rien, rien, rien ! ! ! Ah si, un stoppeur ! On le prend. Il est contrôleur des relais de téléphone. On a l’occasion d’avoir des explications sur les cultures de blé que l’on voit. Descente grandiose sur l’Oued Drâa ! Reliefs tabulaires, les premières vraies dunes, premier panneau « traversée de chameaux »,… premier chameau qui traverse devant nous et premier caillou qui étoile le pare-brise…
El Ouatia Tan Tan Plage : encore une ville champignon avec beaucoup de vide ! Le centre ville est agréable, on y fait la halte repas de midi. 2 petits gars se risquent à venir nous dire « bon’jourrr ». On prend un autre stoppeur, Icham, un jeune qui va jusqu’à Laâyoune. Le paysage est très plat, gris, monotone, sauf à chaque franchissement d’oued qui nous offre des falaises époustouflantes ! Tout le long, des tentes de fortune et des abris rudimentaires signalent les pêcheurs installés sur des surplombs, devant l’Océan très bruyant. Le ciel se couvre, le paysage monotone rend la suite moins attrayante.
On ne rentre pas dans Tarfaya, Laâyoune est à moins de 100 km, on va profiter de la fin du jour. Les stations des villages de Tah et de Dawra sont à sec. Il faut à présent être prudents et remplir les 3 jerricans !
On a droit à 2 contrôles à l’entrée de Laâyoune avec, pour la première fois, la fameuse fiche que nous avions pris soin de préparer en 6 exemplaires à Casa. On laisse la ville pour aller à El Marsa manger du thon frais avec Icham. Là on est vraiment dans un restaurant du peuple, sans nappe, sans couverts…
Après avoir laissé Icham, on va s’installer pour la nuit vers le port de pêche de Tarouma, on verra peut-être le lever du jour sur l’Océan ?

Publié dans L'ACTUALITÉ DU JOUR